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The Creation of Value by Living Labour: A Normative and Empirical Study - Vol. 2

The Creation of Value by Living Labour: A Normative and Empirical Study - Vol. 2

Canut Int. Publishers

Cheng, Enfu, Sun, Yexia et Freeman, Alan

Prix habituel CHF 26.00
Prix habituel Prix promotionnel CHF 26.00
Promotion Épuisé
Taxes incluses.

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Quantité
Pages
260 pp.
Language
English
Author
Enfu Cheng
Publisher
Canut Int. Publishers
Date
2019-10-21
Binding
Paperback
ISBN
9786057693044
Dimensions
6.0 po x 0.59 po x 9.0 po

Le livre s’appuie sur la « Nouvelle théorie des quatre » du professeur Cheng concernant la valeur, la richesse et la répartition, parmi lesquelles la « nouvelle théorie de la valeur du travail vivant » est particulièrement novatrice. Son idée fondamentale est la suivante. Selon Marx, tout travail qui produit directement des biens matériels et intellectuels ou culturels destinés à l’échange sur les marchés, ou des services directs pour la production et la reproduction des biens de travail, y compris le travail de gestion interne et le travail scientifique et technique, relève de la catégorie du travail créateur de valeur ou travail de production. La théorie suit précisément le fil de la pensée de Marx dans son analyse de la production matérielle, et l’étend à tous les secteurs sociaux et économiques.
Un second obstacle à la compréhension du rôle spécifique du travail dans les technologies émergentes à forte intensité de main-d’œuvre est la focalisation exclusive de l’économie néoclassique sur la production privée. L’hypothèse sous-jacente est celle d’un système idéal de production mené par des entités juridiques entièrement distinctes, chacune produisant uniquement pour le marché et n’interagissant avec les autres que par le marché.
Mais les résultats des activités productives intellectuelles telles que le travail scientifique, le travail créatif, et même la gestion, prennent de plus en plus la forme d’un acquis général pour la société, qui est donc intrinsèquement social. Marx appelait cela le « travail social général ». Le travail privé, au sein d’une entreprise, s’appuie à la fois sur ce travail social général et sur les apports qu’il acquiert par le marché. Il en va de même pour une grande partie du travail culturel, qui fait partie du processus par lequel la force de travail elle-même est reproduite, façonnant notamment ses pouvoirs productifs. L’exemple le plus évident en est l’éducation, que même les néoclassiques doivent reconnaître, dans une certaine mesure, comme un « bien public ».

L’économie chinoise combine différentes formes de propriété – publique, privée et coopérative. De plus, ces formes de propriété, dans les conditions précises et distinctes de la société chinoise, ne sont pas nécessairement les mêmes que leurs équivalents formellement identiques dans la société occidentale, de la même manière que la propriété foncière en Angleterre au XVIIIe siècle, bien que formellement semblable à celle qui prévalait sous l’Ancien Régime français à la même époque, avait déjà pris des caractéristiques capitalistes très éloignées de celles balayées par la révolution de 1789.

Même le capital entièrement privé fonctionne sous des contraintes publiques beaucoup plus importantes et même qualitativement différentes en Chine que dans les économies pleinement capitalistes, et peut faire appel à des ressources publiques qui n’existent pas sous la même forme ailleurs. Il est bien sûr vrai que des contraintes et ressources publiques existent dans toutes les sociétés, même celles qui proclament fièrement leur caractère capitaliste. Aussi l’économie néoclassique ignore-t-elle ce fait, et parle comme si toute production était aussi privée que les monades de Leibniz. En conséquence, elle doit recourir à des circonlocutions élaborées pour nier le fait évident que le gouvernement, l’éducation, la santé, les soins, et d’innombrables autres activités publiques non seulement contribuent à la valeur et à la richesse de la société, mais forment une infrastructure intellectuelle indispensable sans laquelle la production privée ne pourrait même pas avoir lieu, pas plus qu’elle ne pourrait subsister sans air, eau ou lumière du soleil. La théorie occidentale ne reconnaît même pas au gouvernement, et encore moins au domaine public, le statut de facteur de production. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ne puisse expliquer la croissance de la Chine.

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